Mémoire vivante

Rénovation d’un hôtel particulier en un musée de la colonisation française (34 000) – projet de fin d’études / Muséographie

 

Pour la première fois en France, un musée est consacré à la colonisation française en Algérie de 1830 à 1962. Montpellier, tout en visant un rayonnement national, le dédie à sa population, composée notamment de Harkis, de Pieds-Noirs, et d’anciens combattants. Il est créé dans un ancien hôtel particulier du centre ville, l’Hôtel Montcalm. Le choix de la ville, est apparu évident pour le département de l’Hérault, puisqu’elle était une ville de transit et elle a accueilli de nombreux rapatriés d’Algérie dans les années 1960.

Tout d’abord, cette exposition fait appel à l’histoire mais aussi à la sociologie, par le biais de témoignages de Harkis, de Pieds-Noirs et d’Algériens. Ces deux approches permettent de confronter les points de vue, et de dynamiser le parcours.

Aujourd’hui encore, la colonisation française en Algérie, est un sujet à la fois tabou et polémique sur une période souvent mal connue. L’Etat français a le plus grand mal à assumer cette histoire souvent peu glorieuse de son passé. La guerre d’Algérie réveille des blessures qui n’ont toujours pas pu cicatriser.

De plus, les programmes scolaires officiels restent très évasifs sur ce sujet. Tout cela alors que, de nos jours, cette période concerne directement plus de cinq millions de personnes (les combattants OAS, le FLN, les soldats de l’armée française, les Harkis de nationalité française, les partisans de l’Algérie française, les Pieds-Noirs…). Auxquels s’ajoutent les citoyens français, témoins ou descendants de cette Histoire. Chacun n’ayant pu trouver refuge que dans le non-dit.